un comportement managérial toxique

Des comportements caricaturaux mais pas si éloignés de la réalité

Peut-être vous rappelez-vous de la série télévisée « Caméra Café » diffusée à la télé au début des années 2000. La série met en scène plusieurs histoires sous un format très court ayant pour thème général la vie en entreprise. Elle fait intervenir différents profils de salariés, ayant des comportements plus ou moins toxiques pour eux, pour les autres, au sein d’une « boîte » de province.


Les profils autour desquels s’articule la série sont tous très caricaturaux et la plupart d’entre vous ayant connu le monde professionnel ont déjà du se faire la réflexion suivante à propos de l’un des personnages : » Ah tiens ! J’ai le même dans mon entreprise ».

Des impacts sur la productivité de l'entreprise

Si la caricature est moindre dans le monde réel, il est tout de même moins plaisant d’avoir affaire à ce genre de collaborateur ou supérieur hiérarchique dans la « vraie » vie qu’à la télé. D’autant plus que côtoyer et travailler au quotidien avec ces profils peut impacter non seulement votre santé mais également la productivité globale de l’entreprise.

 

Une étude datée de 2019 et parue dans la National Library of Medicine démontre que dans le milieu professionnel, une équipe épanouie sera plus efficace, productive et stable sur le long terme. Cependant il n’y a pas de recette miracle pour atteindre ce degré d’osmose tant les paramètres en jeu sont nombreux et pas forcément tous maîtrisables.

Des solutions pour chaque profil

Nous attirons votre attention sur quatre catégories spécifiques de collaborateurs et collaboratrices dont il faudra rester vigilant quant à leurs comportements. Cela est valable qu’il s’agisse d’un(e) collègue ou un(e) supérieur(e) hiérarchique.


Afin de préserver le bien-être du groupe et la santé mentale de chaque membre qui la compose, les consultants Calista Conseil vous donnent quelques clés pour gérer au mieux ces situations.

1- Le passif-agressif

Selon un sondage relayé par Fast Company, 26% des employés interrogés pensent qu’il y a au moins un individu de ce type au sein de leur organisation, voire dans le même groupe de travail qu’eux.

 

On peut l’identifier à la fréquence élevée de ses remarques négatives et de commentaires passifs-agressifs. La plupart du temps, il le fait avec le sourire et prétend jouer « l’avocat du diable ».

 

Ce qu’il ne faut pas faire : Être conciliant et diplomate en le laissant s’exprimer sans jamais le contester dans le but d’éviter le conflit. Cela ne fera qu’empirer les choses et le conforter dans son rôle.

 

Ce qu’il faut faire : Le confronter dès lors que vous pensez qu’il a dépassé les limites. Partager ce problème avec vos autres collègues ou vos supérieurs hiérarchiques. S’il s’agit de la personne chargé de manager le groupe, il faut alors la confronter en groupe et décrire les impacts que son comportement a sur le groupe et sa productivité.

2- Le "burn-out en sursis"

Toujours selon Fast Company, 28% des individus interrogés dans le cadre de l’enquête présentent un ou plusieurs symptômes de burn-out sans forcément en  avoir conscience.

Peu étonnant quand on sait que les recherches Google sur le mot « burn out » ont atteint des sommets; conséquence directe de la pandémie et des pratiques professionnelles qui en ont découlé.

 

Ce qu’il ne faut pas faire : Cacher son mal-être et faire semblant que tout va bien le plus longtemps possible. Ce n’est que reculer pour mieux sauter. Travailler davantage afin de pas se faire remarquer pour de mauvaises raisons. D’une part, ce n’est pas parce que vous travaillez beaucoup et vite que votre travail est de qualité. D’autre part vous risquez d’exploser en plein vol.

 

Ce qu’il faut faire : Première étape, parvenir à déconnecter avec votre vie professionnelle le soir et le week-end. Ensuite, en parler avec vos collègues, et vos supérieurs hiérarchiques afin de trouver des solutions.

 

Généralement si vous êtes débordés c’est soit que vous avez une charge de travail trop élevée (il faut donc mieux la répartir entre collaborateurs), soit vous êtes mal organisé (auquel cas, il faudra revoir vos méthodes de travail et les outils que vous utilisez).

Cette situation peut également se solutionner avec du coaching professionnel.

3- Le faux positif

C’est peut-être le profil le plus insidieux car difficile à détecter. Il s’agit du salarié qui dit oui à tout et abondera toujours dans votre sens et celui de ses collègues. Pire, il dira toujours que vos idées sont excellentes et approuvera tous vos propos.

 

Il s’agit soit d’hypocrisie, soit lié à des angoisses plus ou moins profondes (peur du rejet, peur de perdre son poste…). Dans tous les cas il s’agit d’une situation malsaine qui ne doit pas durer.

 

Ce qu’il ne faut pas faire : Accepter la situation actuelle et laisser-faire car cela ne l’aidera pas à faire du bon travail et le mettra à terme dans une situation délicate (il est techniquement impossible de dire oui à deux idées opposées en même temps).

 

Ce qu’il faut faire : Pointer du doigt le problème et indiquer que le refus de toute contradiction empêche toute forme de remise en question et de débat. Soit à long terme empêche toute prise de décision réellement efficace.

 

Vous pouvez également lui proposer des pistes pour se faire aider (coaching, formation, thérapie…).

4- Le démissionnaire

Remontons d’un cran dans la hiérarchie et parlons des managers, équipes de direction et autres meneurs d’équipe. Chez eux aussi la pandémie a laissé des traces. Plus de 25% d’entre eux ont souhaité quitter leur poste pour se recentrer sur eux-mêmes.

 

Une fois cette petite graine plantée, il est bien difficile de réfréner cette idée, surtout pendant 35 heures par semaine. Le problème ici, c’est que cela va avoir un impact sur l’ensemble de l’organisation de l’entreprise.

 

S’il est toujours présent physiquement, mentalement le manager n’est plus là, avec à la clé moins d’implication, de concentration, d’énergie et de motivation à transmettre au reste de l’équipe. Plutôt problématique quand c’est à lui de montrer l’exemple.

 

Ce qu’il ne faut pas faire : Rester à son poste et sous les radars coûte que coûte en attendant des « jours meilleurs ». Ils n’arriveront pas, du moins pas comme vous l’espérez. 

 

Ce qu’il faut faire : Partager vos difficultés du moment à une personne de confiance. Demander à faire une coupure saine et franche (en posant des congés par exemple) afin de lever le pied.

 

Cela peut aussi être l’occasion de passer par du coaching en orientation professionnelle, cela vous permettra de laisser vos responsabilités à d’autres et vous recentrer sur vos aspirations.

Identifier les comportements toxiques dans une entreprise

Garder une équipe effervescente, productive et engagée sur le long terme dépend de plusieurs facteurs plus ou moins maîtrisables sur lesquels le management joue un rôle majeur.
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